Juin 2019 marquait trois ans depuis la fondation de daneau + truong, mais aussi mes derniers moments à l’agence. Voici quelques apprentissages que je retiens de cette expérience qui pourraient être utiles pour mon prochain emploi!

1. La gestion des ressources humaines, c’est du sport. C’est aussi la chose la plus importante pour une entreprise de services.

Je ne me doutais pas que ça serait la partie la plus complexe de la gestion d’une entreprise. J‘ai rapidement appris qu’une agence de services est une entreprise dont les talents sont au coeur de l’offre et donc la chose la plus importante. J’ai aussi vite compris que de rendre heureux ses talents n’est pas aussi simple que je l’avais envisagé. Chacun d’eux a des rêves différents, des tâches différentes, des aspirations uniques et bien sûr, des personnalités qui leur sont propres à eux. Bâtir autour d’humains représente un défi complexe, mais des plus intéressants.

De plus, dans un contexte de plein emploi, c’est encore plus important de prendre soin de ses collègues pour s’assurer de préserver leur bonheur (bienêtre) le plus longtemps possible. Pour remédier à ça, nous avons mis en place plusieurs rencontres avec les employés pour leur donner la chance de nous parler. Tsé, quand on dit que la communication est clé! En plus, nous avons décidé d’implanter l’utilisation de l’outil OfficeVibe pour prendre le pouls sur la satisfaction des employés.

J’ai aussi appris que j’aimais beaucoup la gestion des ressources humaines, surtout ce qui touche à la croissance, au bonheur et à la formation continue des humains.

2. C’est difficile d’avoir une vision ou une stratégie quand tu commences. Par contre, c’est vraiment important.

Quand nous avons lancé l’agence, nous avons d’abord opté pour une approche opportuniste. Cette façon de faire peut être utile lorsque tu veux tâter le terrain et voir ce qui marche et ne marche pas, et ce rapidement. On se la jouait startup. On testait beaucoup pour connaitre le marché et apprendre.

Par contre, ça dure un temps. Bien vite, on s’est rendu compte qu’on devait se doter d’une stratégie, d’une vision claire et commune.

Pourquoi? Pour plusieurs raisons:

  1. Pour faciliter la prise de décision et favoriser l’agilité. Pour assurer la croissance de l’agence, il fallait éviter une remise en question de qui on était à chaque fois qu’on avait une nouvelle demande un peu plus hors-champ de la part de nos clients.
  2. Pour éviter les conflits dans le day-to-day, il est beaucoup plus sain de se poser LES VRAIES questions pendant un off-site décontracté, que lorsqu’on vient de perdre un gros client. Et oui, ça arrive.
  3. Pour avoir une vision commune. Je parle « commune » au sens qu’on a impliqué tous nos talents. Une fois, mon associé et moi avons organisé un party de bureau dans un chalet. Le vendredi précédent le party, on en a profité pour aller au chalet plus tôt et d’y faire un off-site avec nos employés pour leur demander leur avis sur comment on pouvait améliorer daneau + truong et bâtir avec eux. Ça a resserré les liens et surtout rendu nos talents plus engagés dans les changements qui ont été amenés par la suite.
  4. Pour te donner des objectifs et te pousser à avancer. Quand tu deviens propriétaire, tu n’as plus de boss. Te donner des objectifs, te permet de toi-même t’évaluer et te situer dans le temps par rapport à ta réussite. C’est confrontant, mais ça aide à avancer.

3. La formation continue, il ne faut pas négliger… même si c’est souvent un des premiers postes budgétaires à faire sauter.

Un spécialiste ne devrait jamais cesser d’apprendre. C’est ce qui le rend compétitif sur le marché. Il est vrai qu’une bonne partie de son apprentissage se fait à travers les expériences, mais ce n’est pas tout. Les spécialistes doivent travailler avec des généralistes et doivent comprendre que leur expertise fait partie d’un écosystème plus complexe.Par exemple, comment un spécialiste SEO pourrait apprendre les principes de bases de Facebook Ads étant donné qu’il ne le fait pas tous les jours.

Pour agrandir le cercle de connaissances des spécialistes, il faut les sortir de leur zone de confort pour les former. Et nous ne le cachons pas, l’être humain veut grandir et apprendre. C’est à nous, les gestionnaires, de les aider à se développer et de ne pas attendre que la concurrence vienne leur offrir des défis plus riches en apprentissages. C’est vrai, souvent les employés vont quitter pour apprendre, pas seulement pour gagner plus.

Continuer d’apprendre c’est crucial pour tous. Cela va aussi pour l’entrepreneur qui veut en savoir plus sur des industries auxquelles il n’a jamais été confronté. C’est la raison pour laquelle mes podcasts préférés sont sur les ressources humaines. Je n’ai jamais été à l’école pour ça.

Pour remédier à ça, nous avons mis en place des canaux de communication pour partager sur les nouvelles de l’industrie ainsi que d’y offrir des opportunités de formations périodiques.

4. Les processus, c’est la stabilité.

Quand on débute en tant que travailleur autonome, on a souvent beaucoup d’expérience et toutes les tâches qui se répètent ne nous effraient pas, car on sait comment les exécuter de manière plus efficace. On est déjà passé par là! On se dit « Ah oui, j’ai fait ça il y a trois mois sur client X, je peux partir de là. » Mais quand tu passes de 1 à 10, il te faut trouver des façons de partager ces manières de faire, ces raccourcis qui mènent aux vraies économies de temps. Si ces méthodes optimisées (les fameux raccourcis) ne sont pas écrites quelque part, c’est tout simplement souvent perdu dans le brouillard. Les processus viennent alors sauver la vie lorsque ceux-ci sont bien détaillés et accessibles. Cela permet aussi de maintenir une certaine forme de standardisation au niveau des livrables, rendant la vente plus facile.

Pour remédier à ça, nous avons créé des rencontres ponctuelles pour discuter des différentes étapes à suivre selon les principales demandes clients. Nous avons aussi créé des gabarits de livrables comprenant les étapes pour réussir les livrables.

5. Être le boss, c’est aussi faire un peu de tout.

C’est monter les chaises des nouveaux employés entre deux appels quand il le faut! C’est aussi commander des timbres quand il le faut ou encore aller chercher les snacks pour l’équipe à l’épicerie. En période de démarrage, c’est fou tout ce qu’on peut être appelé à faire. C’est simple : quelqu’un doit le faire. Tu apprends l’ownership. Étant donné que le bonheur des employés est important et les ressources limitées, la personne qui dirige sera appelée à faire beaucoup de tâches connexes en lien avec son travail. Il faut apprendre à se garder du temps pour ça et voir ça comme un changement entre la gestion de deux comptes client.

6. Le développement d’affaires, c’est sur le long terme.

J’ai toujours donné comme conseil aux personnes qui se lançaient en affaires (modèle d’affaires d’agence) : le plus dur, c’est se rendre au 4e mois. Le premier mois, tout le monde est content que tu te lances et t’envoie des leads. Le deuxième mois, tu as quelques mandats déjà et tu est encore plus heureux, car ça bouge. Le troisième mois, tu commences à recevoir des chèques, c’est fou. Le quatrième mois par contre, c’est là que tu te rends compte que la roue doit continuer à tourner et les clients doivent continuer à arriver. Par contre, tu ne peux pas refaire des annonces chaque mois qui apporteront le même succès, donc tu commences à trouver ça dur.

Nous avons été chanceux, la croissance a été très forte chaque année. La chance est bien sûr teintée d’un mélange entre la qualité de nos services et notre réseau de contacts qui nous a permis de générer continuellement de nouveaux mandats. J’ai appris aussi à ne jamais dire non à une rencontre ou une possibilité de donner une conférence, même si elle semblait insignifiante. Qui sait? Peut-être que cette personne connait quelqu’un qui connait quelqu’un qui a besoin de tes services. J’ai adopté la mentalité que d’aider et de rencontrer un maximum de gens ne pouvait qu’être bénéfique. Tu ne sais jamais d’où une opportunité d’affaires peut venir (c’est finalement intrigant, et j’aime ça). Parfois, ça pourra vous prendre jusqu’à deux ans avant qu’un de vos contacts ou offensives vous porte finalement fruit. Dotez-vous de patience et de persévérance.

Qu’est-ce qui se passe maintenant Thoma?

Aucune cachette : Je suis actuellement à la recherche d’un emploi, un nouveau défi qui va me permettre d’apprendre et d’apporter à une organisation mes connaissances. Je me différencie par mon côté entrepreneuriat et créativité. Je suis prêt à aider les entreprises à se dépasser.

N’hésitez pas à m’inviter à aller prendre un café ou à passer le mot si vous voulez qu’on soit collègue!