Vous ne lirez pas ici un court texte sur les aventures de @FairmountBagel et les fameux tweets que tout le monde parle que vous trouvez surement comiques. Vous lirez vraiment un texte sur les dangers de l’usurpation d’identité d’une marque et pourquoi vous ne devriez pas répéter l’aventure à la maison. Ça peut paraître drôle à première vue, mais ce n’est pas vraiment la bonne façon de se prouver.

Pour raconter l’histoire de façon express :

Un gars revient d’un interview pour un poste en lien avec les médias sociaux et se rend qu’il n’a rien pour se démarquer. Il décide donc de s’amuser sur Twitter et crée un faux compte pour les fameux bagels Fairmount. Les bagels Fairmount finissent par s’en rendre compte car ça fait beaucoup jaser et demandent au gars de fermer le compte. Le gars s’excuse (pas vraiment) en expliquant comment il a réussi à créer une guerre de bagels à travers la ville de Montréal.

Maintenant, pourquoi je ne donnerais jamais de job à une personne qui usurpe l’identité d’une marque pour sa gloire personnelle? Voici en plusieurs points mon explication.

Si jamais tu lis ça BagelBoy, c’est rien de personnel, c’est professionnel.

  1. Parce que c’est un geste illégal. La marque ne le poursuivra pas, mais je ne pense pas que ce soit la chose la plus légale à faire étant donné qu’une marque est une propriété intellectuelle. Ne prenez pas ça pour des conseils juridiques, mais je pense que vous voyez où je veux en venir. Donc, la dernière chose que je veux, c’est bien quelqu’un qui fait ce qu’il veut simplement parce qu’il en a envie, sans se soucier des répercussions.
  2. Parce que c’est trop facile commencer d’une marque populaire. Ok, le gars est relativement drôle. Mais personne ne l’aurait écouter s’il était simplement quelqu’un de normal. C’est un des points qui est dure sur les médias sociaux : travailler son personal branding sur le long terme. Lui il arrive et paf, il emprunte une marque déjà aimée de tout le monde. En plus, la dernière chose qu’on veut, c’est plein d’étudiants qui commencent à jouer les imposteurs pour se prouver humoriste.
  3. Parce que ce n’était pas du vrai contenu. Ok, c’est certain qu’une compagnie de bagel n’a pas à être très lourde sur les médias sociaux étant donné que c’est un produit de consommation rapide et quelque chose de symbolique à Montréal. Par contre, tout bon gestionnaire de communauté vous le dira : Créer du contenu juste pour être drôle ne vous apportera rien sur le long terme. Sauf si vous êtes dans le domaine de l’humour. Oui, une photo de Kanye West, ça va être populaire. Non, ça ne va pas aider votre marque sur le long terme. Si tout le monde ne faisait que du contenu drôle au lieu de faire du contenu en lien avec son produit, on aurait juste plein de pages avec des memes partout. Personne ne veut ça.
  4. Parce que ce n’était pas du tout ce que la marque voulait mettre de l’avant sur les médias sociaux. La marque s’est rapidement dissocié du comportement du compte Twitter et a même supprimé (?) le compte Twitter une fois qu’ils en ont repris contrôle.
  5. Parce que c’est aussi du support à la clientèle les médias sociaux et qu’il est impossible en tant qu’imposteur que de répondre aux gens et ça pourrait créer des frustrations.

Bref, c’était mes deux cennes. Si vous vous êtes rendu jusqu’à la fin juste pour défendre BagelBoy, ce n’est pas vraiment contre lui que j’ai écrit tout ça, c’est davantage contre tous ceux qui ont proclamé que c’était la meilleure chose à faire pour se faire remarquer. Dans le cas du fameux BagelBoy, ça aurait pu être vraiment pire…

P.S. faites jamais ça avec le client d’une agence, ça pourrait mal finir.